Par:PRIMEURACTU.CD
En République démocratique du Congo, les têtes continuent à tomber à la suite du déguerpissement des diplomates français d'une résidence à Kinshasa, capitale du pays.
Après la suspension à titre conservatoire du Procureur général près la cour d'appel Kinshasa/Gombe, c'est au tour de deux officiers de la Police nationale Congolaise d'être suspendus.
Il s'agit du Commissaire divisionnaire adjoint et Commandant de la Légion nationale d'intervention (LENI), Kabeya Tshiani Magnat ainsi que le commissaire provincial de la PNC ville de Kinshasa, le commissaire divisionnaire adjoint Kilimbalimba Mbula Blaise.
Selon un communiqué de presse du Vice-premier ministre, ministre de l'intérieur et Sécurité, Jacquemain Shabani, dont une copie est parvenue à la rédaction de PRIMEURACTU.CD ce samedi 31 août 2024, ces officiers sont suspendus à titre conservatoire en attendant les conclusions des enquêtes en cours.
Toujours selon le même document, ces officiers ont impliqué la PNC dans le déguerpissement des occupants de l'immeuble Kamoul Résidence et des diplomates français.
"Ces mesures conservatoires et préventives font suite aux actes pris par ces deux officiers généraux de la Police nationale Congolaise qui ont impliqués la PNC dans le déguerpissement des occupants de l'immeuble Kamoul Présidence et des diplomates français dans la commune de la Gombe à Kinshasa", peut-on lire dans
ce document.
Un acte qui aurait viré à un incident diplomatique
Lundi 27 août, le Président congolais Félix Tshisekedi reçoit à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa l’ambassadeur de France en République Démocratique du Congo. Bruno Aubert est venu faire ses adieux. Il arrive en fin de séjour en RDC. Mais le diplomate vient aussi chercher des réponses à un acte qui aurait pu virer à l’incident diplomatique entre la RDC et la France.
L’affaire relève d’un litige foncier. Vendredi 23 août, des particuliers congolais accompagnés d'éléments de la Police Nationale et du parquet ont fait irruption au domicile de diplomates français. Ils exigent qu'ils quittent les lieux immédiatement. Pendant trois heures, un conseiller de coopération et d'action culturelle de l’ambassade de France aurait été"frappé et séquestré. Deux autres personnes, un diplomate et un autre employé de l'ambassade, auraient également été agressés. Des dégâts matériels ont été enregistrés, rapporte la presse locale.
Constant Mutamba, ministre Congolais de la Justice et Garde des Sceaux, va se saisir de l'affaire et annonce la suspension du Procureur général près la cour d'appel Kinshasa/Gombe suite à un jugement "inique".
Nancy Mireille
