Par:PRIMEURACTU.CD
Un lot d'armes de guerre et effets militaires saisis par les forces de l'ordre a été présenté à Kiza Muhato, maire d'Uvira, ville située dans la province du Sud-Kivu, dans une opération de perquisition générale dite "bouclage" dans trois quartiers de la ville.
Le commissariat urbain de police nationale congolaise à Uvira (Sud-Kivu) a présenté, mardi 9 janvier dernier au maire de la ville, un lot d’armes de guerre et effets militaires saisis à la suite d’une opération de perquisition générale dite « bouclage » dans trois quartiers de la ville. Il s'agit d'armes de guerre de type AK-47 qui ont été saisies en plus de de quelques effets militaires.
Outre cela, 17 personnes appréhendées ont été également présentées à l'autorité urbaine devant la presse le même jour. Parmi ces dix-sept personnes interpellées, on compte 12 soldats des FARDC et 5 civils dont deux ressortissants burundais.
Cinq armes AK-47, des uniformes militaires, des bottes et une machette ont été prises entre les mains des soldats des FARDC en séjour non autorisé dans la ville d’Uvira tandis que les cinq autres armes de guerre ont été retrouvées abandonnées dans des maisons en chantier.
Le maire Kiza Muhato a précisé que cette opération fait suite à la recrudescence de l’insécurité dans les quartiers perquisitionnés :
« Il y avait déjà la recrudescence des malfaiteurs dans ces quartiers-là. Nous étions déjà envahis par des événements malheureux où on hachait la tête des gens à l'aide des machettes, des cas de tueries. On ramassait déjà des cadavres chaque jour », a-t-il dit.
Dans la foulée, cette autorité a déploré la présence des soldats des FARDC en séjour irrégulier dans la ville :
« Quand vous voyez un grand nombre des militaires qui se sont déplacés, des militaires venus d'ailleurs et qui s'étaient déjà installés dans les quartiers à l'insu même de tous les dirigeants locaux. Quand vous voyez des ressortissants burundais qui détiennent des cartes d'électeurs congolaises, et des gens qui viennent recruter dans les camps des réfugiés pour le compte de rebelles burundais de Red Tabara, ... C'est pour autant dire que nous négligeons notre propre sécurité ».
Ainsi, le maire qui a appelé toute la population à la ville d'Uvira à la vigilance a soutenu que sans la participation, la contribution et l'implication des autorités de base qui sont les chefs des cellules, les chefs d'avenues, les chefs des quartiers et la population en générale, la sécurité ne sera jamais garantie dans la ville.
