La ville de Kananga, capitale de la province du Kasaï-central, en République démocratique du Congo, est menacée par des têtes d'érosion. Des spécialistes locaux de l'environnement indiquent que cette situation est favorisée par des constructions anarchiques érigées dans plusieurs quartiers.
Les mêmes sources affirment que ces nombreuses habitations érigées en violation de normes urbanistiques ne disposent pas de systèmes adéquats d'évacuation des eaux de pluie.
Ces constructions anarchiques sont souvent implantées dans des zones inappropriées et ne disposent pas de systèmes adéquats d’évacuation des eaux de pluie.
La société civile locale pointe du doigt le service de l’urbanisme, censé assurer la planification de la ville, l’accusant de ne pas assumer pleinement sa mission.
André Mujangi est coordonnateur provincial du mouvement citoyen Filimbi au Kasaï-Central. Cet acteur de la société civile dénonce une situation qu’il juge préoccupante :
"Aujourd’hui, si vous parcourez les quatre coins de la ville, vous verrez que plusieurs sites qui étaient verts ont été occupés par des maisons. On ne parvient même plus à faire respecter cette mesure héritée de l’époque coloniale, qui interdisait tout lotissement sur ces espaces".
En réaction, Chrispin Mukinayi, chef de la division provinciale de l’urbanisme, affirme que certains services techniques, notamment le cadastre et le CUPEC, ainsi que des autorités locales, délivrent des autorisations de bâtir sans consulter sa division.
Freddy Tshimanga
