Par:PRIMEURACTU.CD
La République démocratique du Congo est agressée dans sa partie Est depuis des décennies par des groupes armés étrangers dont les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda.
Cette guerre est à la base de la détérioration de la situation humanitaire dans le Nord-Kivu, une province sous état de siège, où de graves violations des droits humains sont perpétrés par ces hors-la-loi. Des milions de morts ont été recensés suite à cette insécurité qui sévit dans ce coin de la RDCongo.
Défait en 2013, le M23 a repris les armes en 2021, et réussissait en 2022 à s’emparer rapidement de vastes territoires au sud-est de la province du Nord-Kivu.
Depuis, l’est de la République démocratique du Congo est à nouveau sous l’emprise du groupe armé du « Mouvement du 23 mars » (M23).
Au-delà de morts, s'ajoutent des millions de déplacés internes, près de 7 millions, si l'on se fie aux dernières révélations faites par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la tribune de l'ONU.
"La situation dans l'Est de la République démocratique du Congo est particulièrement préoccupante. La résurgence du groupe terroriste du M23 soutenu par le Rwanda provoque une crise humanitaire sans précédent avec près de 7 millions de déplacés internes. Cette agression constitue une violation majeure de notre souveraineté nationale", a-t-il déclaré.
"La récente résurgence du Mouvement du 23 Mars, connu comme « M23 », en particulier, et ses actions hostiles contre les forces armées congolaises et les Casques bleus de la MONUSCO au Nord-Kivu, aggrave une situation déjà sérieuse. Elles constituent une menace grave pour la paix, la sécurité et la stabilité dans la région », a souligné, en 2022, la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies pour l’Afrique, Martha Pobee, devant les membres du Conseil.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a signalé, en 2022, qu'au 30 mai, au moins 75.000 personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays et que 11.557 autres personnes ont traversé la frontière avec l'Ouganda.
À la 79 session de l'Assemblée générale de l'ONU, le Chef de l'État congolais a réitéré son appel à des sanctions ciblées contre le Rwanda (partenaire de taille de ce mouvement rebelle) pour son rôle déstabilisateur dans l'Est du Congo.
Fiston Mukaz
