Par PRIMEURACTU.CD
Kingabwa rangé parmi le plus grand quartier de la commune de Limete, district de Mont-Amba, dans la ville province de Kinshasa (RDC), regorge à son sein plusieurs localités, notamment : Ndanu, Nzadi, Yaoundé, Tp. Chacune de localités susmentionnées est confrontée aux différents problèmes.
Au quartier Ndanu par exemple, l'on constate que pendant la saison sèche, les habitants de cette localité vivent en toute tranquillité et chacun peut vaquer librement à ses occupations. En revanche, pendant la saison de pluie, toutes les activités sont paralysées suite aux récurrentes inondations, ce qui fait de la pluie un véritable casse-tête pour les habitants dudit quartier.
Tout le monde s'apprête, en effet, à faire face aux terribles inondations, aux immondices et à des flaques d'eau visibles partout. Et, il y a même de déversement d'eau dans des parcelles voisines.
C'est le cas au quartier TP, précisément à la cité du fleuve. Par contre, les localités Nzadi, Yaoundé, Leza etc... Ne sont pas confrontées à ces genres de désagrément. Ici, les gens se promènent même sous la pluie. Même après la pluie, la population doit faire face à la boue comme dans d'autres coins de la ville province de Kinshasa.
Il convient de souligner que les habitants de ces localités citées ci-haut n'ont pas de problèmes liés aux inondation, car il s'agit des coins très sablonneux.
Le quartier Ndanu et ses réalités
Quand la pluie s'annonce, les habitants du quartier Ndanu sont confrontés à une multitude d'équations à plusieurs Inconnus. Il y a des eaux qui se déversent dans chaque parcelle qui constitue cette agglomération. Les ordures et immondices arrivent à faire le déplacement d'une parcelle à une autre. L'insuffisance des caniveaux dans cette partie de Kinshasa envenime davantage la situation lors de la tombée des pluie diluviennes. Par conséquent, le peu de caniveaux qui existent se retrouvent bouchés par des immondices.
De ce fait, après chaque pluie diluvienne, les habitants de cette agglomération se servent de pirogues pour se déplacer. Les réalités précitées ont conduit aux ventes précipitées des parcelles par leurs propriétaires. Quoi de plus normal que les gens ne veulent plus acheter les parcelles à Ndanu à cause de l'inondation.
De toutes les localités du quartier Kingabwa, le quartier Ndanu est le plus isolé de par ses difficultés phares, qui font que les parcelles se négocient à vil prix.
Quid de l'entretien ?
Pendant la saison sèche, les habitants de ce coin en profitent pour faire le salongo(entretien), pouvant leur permettre de lutter contre les inondations pendant la saison pluvieuse.
D'aucuns ne partagent leurs avis :
"C'est même en vain que nous faisons le salongo en question. Chaque année, on fait, mais les résultats sont toujours piteux. On vit les mêmes réalités. Nous souffrons et c'est notre santé qui est exposée", a déploré un habitant de ce coin.
Dans cette même perspective, un médecin qui requiert l'anonymat, du centre de santé saint Kizito, sur la grande route de Kingabwa qui mènent vers l'Uzam, a martelé sur l'inconvénient de ces inondations.
"Ces inondations emportent même les produits disposés pour le soin de malades, les médicaments et autres. Pendant cette période, les gens éprouvent des difficultés pour préparer, voir se faire soigner. Sur la santé des gens, il y a une certaine répercutions par le fait que ces inondations leur apportent les moustiques, agent causal de la malaria. Ces eaux stagnantes deviennent indignent pour la santé. Pendant cette même période, ils éprouvent également des difficultés en ce qui concerne les installations hygiéniques. Voilà un autre problème majeur pour la santé des femmes surtout", a-t-il signalé.
Outre le quartier Ndanu, retenez que le quartier "Mukonzo", situé au bord de la rivière Ngwele, est également confronté à ce même problème. Les habitants de ce coin peinent également lorsqu'il pleut. Qu'à cela ne tienne, ils n'en souffrent pas plus que les habitants de Ndanu.
Rappelons que pendant cette période de festivités, quoi de plus normal que les habitants de cette agglomération ont toujours fêté dans les inondations. Certaines familles ont cherché les endroits où s'abriter.
