UNGA79: Antonio Guterres favorable à ce que les pays africains aient des sièges au Conseil de Sécurité

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Catégorie: Politique
Photo d'illustration.
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Par:PRIMEURACTU.CD

La 79ième session de l'Assemblée générale des Nations Unies s'est ouverte ce mardi 24 septembre 2024, à New York, aux États-Unis.

Des pays africains participent à ces assises avec une seule requête qui date de plus de 30 ans : l'obtention des sièges au sein de la première instance mondiale de la paix. Cette préoccupation sera également abordée au cours de cette grand-messe annuelle des Nations Unies.

Dans son discours, Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, s'est montré plutôt favorable quant à cette veille requête des africains.

"Le conseil supérieur des Nations Unies a été conçu par le vainqueur de la seconde guerre mondiale. À l'époque, la majeure partie du continent africain était encore sous domination coloniale. À ce jour, l'Afrique n'a toujours aucun siège permanent au sein de la première instance de paix du monde. Un changement s'impose", a-t-il déclaré.

Les USA soutiennent cette réforme mais sans droit de véto

L’ambassadrice américaine auprès de l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, a déclaré le 12 septembre soutenir le projet d’une réforme de la composition des membres permanents, à savoir la création de deux sièges permanents pour les pays africains au Conseil de sécurité et d’un siège tournant pour de petits pays insulaires en développement mais sans droit de véto, dans le cadre d'une réforme hypothétique de cet organe clé des Nations unies.

Cette décision des USA intervient dans un contexte où l'Afrique est sous le contrôle de la Chine, qui a suffisamment gagné du terrain. 

Le Conseil de sécurité compte 15 membres: cinq permanents (États-Unis, Royaume-Uni, France, Chine, Russie) qui détiennent un droit de veto et dix élus pour deux ans qui représentent les différentes régions géographiques, dont trois pour l'Afrique. «Le problème est que ces sièges élus ne permettent pas aux pays africains d'apporter le bénéfice de leur connaissance et de leur voix au travail du Conseil», a estimé Linda Thomas-Greenfield.

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