Par PRIMEURACTU.CD
Le gouvernement Congolais demande l'expulsion, "dans un bref délai", du porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en RD Congo (MONUCSO), dans une correspondance parvenue à la rédaction de PRIMEURACTU.CD ce mercredi 03 août 2022.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo considère que la présence de Mathias Gilmann ne favorise pas le climat de confiance mutuelle entre les institutions du pays et la Monusco.
"Au regard de l'exacerbation regrettable des tensions entre la population civile et la Monusco, particulièrement au Nord-Kivu, tensions dues aux déclarations indélicates et inopportunes du porte-parole de la Monusco, Monsieur Mathias Gilmann, le gouvernement de la République considère que la présence de ce fonctionnaire sur le territoire national n'est pas de nature à favoriser un climat de confiance mutuelle et de sérénité si indispensable entre les institutions congolaises et la Monusco en vue, non seulement du meilleur accomplissement du mandat confié à cette dernière par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, mais aussi de faire aboutir le plan de la transition aux fins de son mandat définitif de la République démocratique du Congo d'ici à l'horizon 2024 comme convenu", lit-on dans ce document.
Ainsi, Kinshasa demande, dans la foulée, aux Nations Unies, d'accorder à sa demande toute l'attention qu'elle requiert et le bénéfice de l'urgence.
Cette demande du gouvernement Congolais intervient quelques jours après des tensions ayant coûté la mort de plusieurs civils et 3 casques bleus à Goma, Botembo (Nord-Kivu) et Uvira (Sud-Kivu).
